Nathalie Villeméjeanne
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mis en ligne le 07/12/06
Profitant de la réunion à Paris de son Conseil Exécutif, le GCRAI a signé le 17 octobre dernier un accord avec les principaux organismes français de recherche qui travaillent dans les secteurs de l’agriculture et du développement, accord visant à renforcer les coopérations entre les deux groupes. Marion Guillou, présidente directrice générale de l’INRA, MM. Jean-François Girard, Patrice Debré et Patrick Lavarde, respectivement présidents de l’IRD, du Cirad et directeur général du Cemagref ont signé du côté français. Le directeur du CGIAR, Francisco Reifschneider, et le directeur de l’Alliance des 15 centres internationaux de recherche agricole soutenus par le GCRAI, Joachim Voss, ont signé du côté du système international.
Les organismes signataires ont déjà, entre eux, une longue histoire de coopérations à bénéfices partagés. C’est ce que veut clairement démontrer le livre, lancé le jour même de la signature de ce nouvel accord, « La France et le CGIAR », qui présente un échantillon des projets de recherche communs réalisés ou en cours et un examen des outils de coopération existants, avant de conclure par une série d’articles de réflexion sur le cadre futur de travail (disponible sur http://www.cgiar.org/publications/france_cgiar2006/index.html).
Cet accord intervient à un moment particulièrement important et propice, tant pour la recherche française que pour le système international. Le cadre français est en forte évolution depuis l’approbation de la nouvelle loi sur la recherche avec, notamment, la création de l’ANR, le rapprochement en cours entre l’INRA et le Cirad, la fonction d’agence de recherche pour le développement confiée à l’IRD et le renforcement de la plate-forme de Montpellier, en passe de devenir la capitale verte de la recherche française et sans doute européenne. Mais le système international n’est pas en reste puisque l’Alliance des 15 centres internationaux de recherche agricole, ratifiée officiellement en avril 2006 à Cali, se voit renforcée aujourd’hui, après la décision prise à Paris par le Conseil Exécutif du CGIAR de lancer de nouvelles actions collectives sur le modèle des premiers challenge programmes initiés depuis 2003. Cette nouvelle vague de challenge programmes va constituer une opportunité forte de nouvelles coopérations pour ensemble de la recherche française qui se situe en amont et dans une position de complémentarité avec les recherches finalisées des centres du CGIAR. C’est le cas des recherches conduites par les organismes signataires de l’accord du 17 octobre mais aussi, sans doute, par nombre d’autres organismes et universités non signataires.
Contexte : 16 octobre 2006, journée mondiale de l’alimentation 2 milliards 800 millions de personnes sur notre planète vivent avec moins de 50 euros par mois. Contrairement aux idées reçues, 70% de ces pauvres vivent à la campagne et dépendent directement ou indirectement de l’agriculture pour leur survie, pour leur avenir, pour sortir de la pauvreté. Nous avons la possibilité et le devoir de les y aider. Ils ont besoin de développer des agricultures qui soient à la fois plus efficaces et plus compétitives. Cela ne peut se faire sans une recherche agricole forte, adaptée aux besoins, une recherche faite au Sud avec les acteurs du Sud, une recherche qui doit pouvoir se construire sur toutes les connaissances développées dans les organismes de recherche avancée du Nord et, notamment, des organismes français spécialisés. |
Un appel à idées devraient être lancé très prochainement par le CGIAR, les meilleures devant être transformées en projets qui seront évalués, probablement au cours du deuxième semestre 2007, par des comités d’experts indépendants. Il est très important que les principales équipes françaises impliquées dans les thématiques qui seront choisies puissent se mobiliser pour participer efficacement aux réunions de réflexion qui conduiront à la construction et au dépôt de ces nouveaux projets transversaux. Agropolis International facilitera ces réunions dans la mesure de ses moyens. Toute l’information sur ce processus sera mise en ligne en temps réel sur le site d’Agropolis International. (www.agropolis.fr, rubrique International).
L’accord du 17 octobre 2006 entre les organismes français et le CGIAR L’accord vise au renforcement des coopérations entre les organismes français et le CGIAR dans trois secteurs : (1) Le renforcement des coopérations scientifiques, selon
des modalités qui devraient se diversifier mais qui se baseront
principalement sur une augmentation des affectations de chercheurs
français dans les centres internationaux et une participation
accrue aux Challenge Programmes. |
Changements à la CRAI
Il est important de noter que l’accord signé le 17 représente l’aboutissement d’un travail lancé deux ans plus tôt par la Commission pour la recherche agricole internationale (CRAI) et notamment son secrétaire exécutif, Denis Despréaux. Sollicité par la CRAI et après saisine des ministère de tutelle, le Comité national pour l’évaluation de la recherche (CNER) avait publié en 2005 un rapport sur les relations entre la recherche française et le CGIAR qui recommandait le renforcement des coopérations entre les deux systèmes, dans les trois secteurs qui font partie de l’accord signé le 17 octobre. Il recommandait également le renforcement de la CRAI. C’est chose faite et l’annonce en a été faite la veille, lors de la réunion préparatoire à l’événement du 17 octobre.
En effet, après le départ de Denis Despréaux, la CRAI sera présidée par Henri Carsalade, le président d’Agropolis International, le secrétariat exécutif étant à nouveau confié à un chercheur du Cirad, Pierre Fabre, mis à disposition du ministère délégué à la recherche.
Contact : Yves Savidan, Agropolis
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